Le Cameroun a remporté sa première Coupe d’Afrique des Nations féminine en août 2026, s’imposant 3-0 face au Malawi en finale à Rabat. Ce titre marque un tournant pour le football féminin africain, souvent éclipsé par son homologue masculin.
Les Lionnes Indomptables, déjà médaillées de bronze en 2012 et finalistes en 2014 et 2016, ont confirmé leur statut de puissance continentale. Leur victoire a suscité une vague d’enthousiasme au Cameroun, où le football féminin gagne en visibilité et en soutien institutionnel.
Le président Paul Biya a reçu les Lionnes Indomptables au Palais de l’Unité le 22 août 2026, une semaine après leur sacre en CAN féminine. · Paul Biya a promis une maison à chaque joueuse de l’équipe nationale, en plus d’une prime de 52 millions de FCFA (environ 79 000 euros). · Michaely Bihina et Monique Ngock ont été distinguées comme meilleure gardienne et meilleure joueuse du tournoi. · Les joueuses avaient effectué un don à un orphelinat de Yaoundé avant la finale, un geste salué par leurs compatriotes. · La réception a eu lieu à 16 heures, en présence du président et de son épouse, Chantal Biya.
Ce geste présidentiel s’inscrit dans une stratégie de valorisation du sport féminin, longtemps relégué au second plan au Cameroun. En offrant des logements et une prime substantielle, Paul Biya envoie un signal fort aux jeunes filles et aux familles : le football féminin peut être une voie de réussite sociale et économique.
La reconnaissance individuelle de joueuses comme Michaely Bihina et Monique Ngock reflète une volonté de professionnalisation du secteur. Cependant, cette initiative soulève des questions sur la pérennité des investissements dans le football féminin, notamment en matière d’infrastructures et de compétitions locales.
Pour le Cameroun, ce titre et les récompenses associées pourraient accélérer l’émergence d’un écosystème sportif féminin plus structuré. Les clubs locaux pourraient bénéficier d’un afflux de jeunes talents, tandis que les sponsors, souvent réticents, pourraient être incités à investir. À l’échelle continentale, cette victoire renforce la crédibilité de l’Afrique dans le football féminin, un secteur où l’Europe et l’Amérique du Nord dominent traditionnellement.




