Riyad, décembre 2024 : 197 pays réunis pour la COP17 sur la désertification, sous le thème « Restaurer la terre. Restaurer l'espoir ». Vingt mois plus tard, l'engagement pris dans la capitale saoudienne prend une forme concrète et bilatérale, loin des grandes conférences internationales.
Le 25 août 2026, une session de haut niveau a réuni à huis clos les Coordonnateurs résidents de l'ONU au Cameroun (Matthias Naab) et en Gambie, aux côtés de représentants de la Banque africaine de développement — Laouali Garba et Arona Soumaré. À l'ordre du jour : la sécheresse, l'insécurité alimentaire et la pression croissante sur les terres, deux défis qui touchent l'Afrique sahélienne et centrale sans distinction de frontières.
L'ONU et la BAD ont réaffirmé vouloir aligner leurs actions sur les Objectifs de Développement Durable et l'Agenda 2063 de l'Union africaine — une déclaration d'intention qui n'a de valeur que si elle se traduit en financements et en gouvernance locale effective.
C'est précisément là que le bât blesse habituellement pour ce type de partenariat. Mutualiser les ressources entre deux institutions internationales est une chose ; accélérer la résilience de communautés rurales sahéliennes en est une autre, qui dépend de la capacité des administrations locales à absorber et exécuter ces financements.
Pour le Cameroun, l'enjeu dépasse le symbole diplomatique : un accès élargi aux financements de reboisement et de gestion durable des sols pourrait devenir un argument concret pour attirer des investisseurs privés dans l'écologie — à condition que la session du 25 août ne reste pas, comme tant d'autres avant elle, une simple photo de famille.




