Mohamed Salah n'est plus le joueur africain le mieux noté de *FC*. Pour la première fois depuis plusieurs éditions, EA Sports place un autre nom en tête du classement continental : celui d'Achraf Hakimi, latéral marocain du Paris Saint-Germain et Ballon d'Or africain 2025.
L'écart reste ténu — 88 pour Hakimi, 87 pour Salah — mais le symbole, lui, ne l'est pas. Derrière ce duo, la troisième place se joue à trois : le Nigérian Victor Osimhen, le Guinéen Serhou Guirassy et le Ghanéen Antoine Semenyo se partagent la note de 85. L'Ivoirien Yan Diomandé complète le sixième rang à 84, suivi d'un trio à 83 : le Marocain Ismaël Saibari, l'Ivoirien Evan Ndicka et le Nigérian Ademola Lookman.
Ce basculement raconte une transition générationnelle en marche. Hakimi incarne une nouvelle génération de joueurs africains polyvalents, capables de dominer dans les plus grands clubs européens tout en portant leurs sélections — un profil que la génération précédente, Sadio Mané et Kalidou Koulibaly en tête, avait elle-même incarné avant de céder la place.
L'émergence de talents comme Diomandé, encore jeune mais déjà installé au plus haut niveau, confirme que le continent ne se contente plus d'exporter des promesses brutes : il produit désormais des joueurs aboutis, capables de rivaliser d'égal à égal avec l'élite mondiale du jeu.
EA Sports ne fait ici que confirmer, chiffres à l'appui, ce que les pelouses européennes racontent déjà depuis deux saisons : le centre de gravité du football africain se déplace, génération après génération, et les notes d'un jeu vidéo en sont devenues, presque malgré elles, un baromètre fiable.




