Une dénonciation anonyme, une maison de la rue des Pavés, dans le quartier Essos à Yaoundé, et un groupe d’enfants retenus par des tiers : c’est la scène découverte par la police le 2 septembre 2026. La radio publique CRTV a fait état de dix-huit enfants ; d’autres médias en ont compté quinze. Le plus jeune aurait environ dix-huit mois.
Le 4 septembre, la ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene, a confirmé la découverte dans un communiqué. Ses services disent avoir pris en charge les enfants « sans délai », en lien avec d’autres administrations, pour assurer leur sécurité, leur protection et un suivi psychosocial.
L’enquête est menée par la police judiciaire, qui explore la piste d’un réseau. Les circonstances de la présence des enfants dans ce domicile sont, selon le ministère, « en cours d’investigation ». L’identité des adultes interpellés n’a pas été communiquée, pas plus que la qualification pénale envisagée.
L’affaire s’inscrit dans une série. Ces derniers mois, plusieurs faits d’enlèvement ou de séquestration d’enfants ont été signalés à travers le pays — à Bafang, en décembre 2025, une fillette avait été sauvée d’un ravisseur récidiviste. Le gouvernement a renouvelé son appel à la vigilance des familles et des voisinages.
Ce que les autorités n’ont pas précisé, c’est la finalité de cette détention collective : traite, mendicité forcée, adoption illégale ou exploitation domestique. Aucune de ces hypothèses n’a été retenue publiquement à ce stade.
Le ministère indique avoir engagé l’identification des familles. Aucun bilan officiel n’a encore arrêté le nombre exact d’enfants concernés ni fait le point sur leur état de santé.




