Il y a vingt ans, la voix grave et légèrement rocailleuse d'Assane Gaye portait « Thiapali Bonbon » dans les nuits de Dakar. Né à Kaolack, le chanteur sénégalais avait alors gagné le surnom de « Thione 2 », tant son timbre marquait les esprits dès les premières mesures.
En 2006, il publie l'album « Ngeum », qui contient notamment les titres « Thiapeli », « Sunum Rew », « Baye Niass » et « Teylou Len ». Quatre ans plus tard, en 2010, il remporte le concours Nescafé African Revolution, l'un des tremplins musicaux les plus suivis de la sous-région à cette période.
La suite s'est jouée loin des projecteurs. Assane Gaye s'est installé en Gambie, où il continue de se produire — non plus dans les salles qui l'ont révélé, mais dans des restaurants et des événements privés. Le Soleil, qui l'a retrouvé pour sa série « Que sont-ils devenus ? », le cite : « Soo leen ma namate, xool leen ma ci weer wi », soit « Si un jour je vous manque, cherchez-moi dans la lune ».
Le clip de « Thiapali Bonbon » continue lui de circuler sur les réseaux sociaux, souvent partagé par une génération qui n'a pas connu sa sortie. Vingt ans après, c'est là, sur TikTok et Facebook, que la voix d'Assane Gaye trouve aujourd'hui son public le plus large — plus que sur les petites scènes qu'il occupe désormais en Gambie.




