Le Cameroun s'apprête à rejoindre le cercle restreint des pays africains dotés de la 5G. Après une consultation publique lancée en juin 2025 sur la valorisation du spectre des fréquences, l'Agence de régulation des télécommunications (ART) annonce que le déploiement entre en phase de finalisation.
Reste que la promesse de débits plus élevés et d'une latence réduite se heurte à un scepticisme tenace chez les usagers. Une étude de la GSMA le confirme : l'adoption de la 5G reste limitée sur le continent, freinée par la qualité inégale des infrastructures existantes — au Cameroun, nombreux sont ceux qui composent déjà, au quotidien, avec des connexions 4G instables.
La question posée aux opérateurs tient en une phrase : à quoi bon promettre plus de vitesse si la stabilité de base fait encore défaut ? Le succès de la 5G camerounaise se jouera moins sur la technologie elle-même que sur la capacité des opérateurs à garantir, d'abord, une expérience fiable.
Bien négociée, son arrivée pourrait dynamiser l'éducation, la santé et l'agriculture numériques. Mal accompagnée, elle risque surtout de creuser un peu plus l'écart entre zones urbaines et rurales.




