Le 26 juin 2026, alors que le Forum de Paris sur la dette souveraine attire les regards du monde économique, le ministre des Finances du Cameroun, Louis Paul Motaze, poursuit une série de rencontres de haut niveau pour ancrer le pays dans une dynamique de partenariats renforcés.
L’un des temps forts de cette mission a été l’audience avec Zeine Zeidane, nouveau directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international. Les deux interlocuteurs ont disséqué la stratégie de développement du Cameroun, insistant sur les réformes en cours pour améliorer la gouvernance, renforcer la transparence des finances publiques et accélérer la transformation économique du pays.
Le responsable du FMI a salué les progrès accomplis dans la modernisation de la gestion des finances publiques, la mobilisation des ressources internes et le maintien d’une stabilité macroéconomique. Il a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner le Cameroun dans la mise en œuvre de ses priorités de développement, soulignant l’importance d’un cadre budgétaire rigoureux et d’une politique fiscale cohérente.
Parallèlement, une séance de travail avec les responsables d’EDF a été consacrée aux grands projets énergétiques structurants. Les discussions ont porté sur les barrages de Nachtigal et de Kikot‑Mbebe, deux infrastructures jugées piliers de la stratégie nationale visant à accroître la production d’électricité.
Ces barrages, au cœur d’un plan d’électrification ambitieuse, sont perçus comme des leviers pour soutenir l’industrialisation et améliorer les conditions de vie des populations. En augmentant la capacité de production, ils devraient réduire les coupures d’énergie qui freinent les entreprises locales et offrir une énergie plus fiable aux ménages, un facteur clé de développement social et économique.
À travers cette visite, le Cameroun réaffirme sa volonté de consolider ses relations avec les partenaires techniques et financiers. En mobilisant les investissements nécessaires, le pays entend transformer ces projets en moteurs de croissance, tout en assurant une gestion transparente et responsable des ressources publiques.
Les prochains mois seront décisifs : le gouvernement devra traduire les engagements obtenus à Paris en actions concrètes sur le terrain, garantir le financement des barrages et poursuivre les réformes annoncées. Le succès de cette double approche – finance et énergie – pourrait bien définir le cap du Cameroun vers une économie plus résiliente et compétitive.




