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Cameroun·Agenda & Sorties·22 août 2026, 07:00

Cameroun : pourquoi les chauffeuses de taxi peinent à percer malgré une demande croissante

Au Cameroun, les femmes conductrices de taxi restent rares malgré une demande accrue pour des transports plus sûrs. Entre freins culturels et réglementation floue, leur intégration dans le secteur se heurte à des défis persistants.

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Illustration éditoriale pour Cameroun : pourquoi les chauffeuses de taxi peinent à percer malgré une demande croissante

Le secteur des transports au Cameroun est largement informel et dominé par des hommes. Les taxis, motos-taxis et bus-taxis, souvent de couleur jaune, sont des moyens de transport populaires, mais leur régulation reste partielle. Les agressions en taxi, notamment la nuit, sont un problème récurrent, poussant les autorités et les usagers à chercher des solutions pour améliorer la sécurité.

Malgré des initiatives pour formaliser le secteur, comme la réduction des pièces administratives exigées pour les conducteurs de motos-taxis, les femmes restent sous-représentées. Les stéréotypes de genre et le manque de soutien institutionnel freinent leur intégration, alors que leur présence est perçue comme un gage de sécurité pour les passagers, en particulier les femmes et les enfants.

Les taxis au Cameroun sont un moyen de transport populaire, avec des conducteurs majoritairement masculins. Les agressions en taxi sont fréquentes, surtout après la tombée de la nuit, selon les conseils aux voyageurs de France Diplomatie. Le secteur des motos-taxis est largement informel, avec des conducteurs souvent anonymes et des parkings sauvages. Le ministère des Transports a assoupli les exigences administratives pour les conducteurs de motos-taxis, ne demandant que deux pièces (permis de conduire et carte grise). Les chauffeuses de taxi restent minoritaires, malgré une demande croissante pour des transports plus sûrs. Les motos-taxis, comme les « Babana », posent des problèmes de sécurité en raison de l’anonymat des conducteurs et du manque de contrôles réguliers.

La sous-représentation des femmes dans le secteur des taxis reflète des inégalités structurelles plus larges : les stéréotypes de genre limitent leur accès à ces métiers, alors que leur présence est perçue comme un gage de sécurité supplémentaire par les passagers.

Pour le Cameroun, intégrer davantage de femmes dans le secteur des taxis pourrait réduire les agressions et améliorer l'image du transport public, en plus d'ouvrir un métier traditionnellement masculin à une nouvelle main-d'œuvre.

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