Le Chantier Naval et Industriel du Cameroun (CNIC), situé dans le port de Douala, est un acteur clé de la maintenance des équipements pétroliers onshore et offshore. Créé pour soutenir l’industrie pétrolière du golfe de Guinée, il a connu une restructuration drastique en 2015-2017, réduisant ses effectifs de 800 à 300 employés.
Malgré cette restructuration, le CNIC peine à honorer ses engagements salariaux, accumulant 18 mois d’arriérés estimés à 2,7 milliards de FCFA. La sous-location de ses espaces industriels, censée générer des revenus, aggrave la situation en limitant son accès aux infrastructures nécessaires à son activité.
Le CNIC est en grève depuis le 30 septembre 2025 pour réclamer le paiement de 18 mois d’arriérés de salaires, estimés à 2,7 milliards de FCFA. L’entreprise emploie actuellement 300 personnes, contre 800 avant la restructuration de 2015-2017. La sous-location des espaces industriels du CNIC limite son accès aux infrastructures, bloquant des projets et des emplois. Le CNIC est spécialisé dans la maintenance des équipements pétroliers et la réparation navale, des secteurs stratégiques pour l’économie camerounaise. Un projet d’extension du chantier naval à Limbé, à 80 km de Douala, a été planifié pour répondre aux besoins croissants de l’industrie pétrolière.
La crise du CNIC illustre les défis structurels des entreprises publiques camerounaises, souvent confrontées à des problèmes de gouvernance et de financement. La sous-location des espaces, bien que censée générer des revenus, semble avoir été mal gérée, privant l’entreprise de ses outils de production.
Cette situation met en lumière l’urgence d’une réforme plus profonde du secteur industriel camerounais, notamment dans les domaines stratégiques comme la maintenance pétrolière. Sans intervention rapide, le CNIC risque de perdre sa crédibilité auprès des partenaires internationaux et de fragiliser davantage l’emploi local.
Pour le Cameroun, le blocage du CNIC représente une menace directe pour l’industrie pétrolière, déjà fragilisée par la volatilité des prix et la concurrence régionale. La perte de ces emplois pourrait aggraver le chômage dans la région de Douala, où le secteur industriel est un pilier de l’économie locale. De plus, l’incapacité à honorer les salaires envoie un signal négatif aux investisseurs étrangers, susceptibles de douter de la stabilité du climat des affaires.
La résolution de la crise du CNIC nécessitera une intervention coordonnée des autorités publiques et des partenaires industriels. Sans un plan de redressement clair, incluant le paiement des arriérés et une gestion transparente des espaces sous-loués, l’entreprise risque de sombrer, emportant avec elle des centaines d’emplois et un savoir-faire essentiel pour l’économie camerounaise.




