L'Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) et le Centre national d'études et d'expérimentation du machinisme agricole (CENEEMA) ont signé, le 20 août 2026 à Yaoundé, une convention destinée à combiner recherche agronomique et mécanisation sur le terrain.
Le mémorandum a été paraphé dans la salle des actes de l'IRAD à Nkolbisson par les directeurs généraux des deux institutions, Dr Noé Woïn pour l'IRAD et Caroline Mebande Bate pour le CENEEMA.
Concrètement, les deux structures prévoient de travailler ensemble sur des champs expérimentaux et des parcelles de démonstration de mécanisation dans les cinq zones agroécologiques du Cameroun, en couvrant l'étude des sols, l'aménagement des terres, les champs semenciers et l'irrigation.
L'enjeu dépasse le cadre technique : l'agriculture pèse pour 15 à 20 % du PIB camerounais et emploie plus de 60 % de la population active, mais les rendements restent freinés par des méthodes largement artisanales et un accès limité aux équipements modernes.
En associant la recherche variétale de l'IRAD aux capacités de mécanisation du CENEEMA, l'objectif affiché est de permettre aux producteurs de travailler des surfaces plus grandes en moins de temps, avec une pénibilité réduite.
L'accord s'inscrit dans les objectifs de la Stratégie nationale de développement (SND30) — sa portée réelle se mesurera à la vitesse à laquelle ces innovations passeront des champs expérimentaux aux exploitations des producteurs, souvent réticents face aux changements de pratiques.




