À Foumban, capitale du royaume bamoun, le sultan Ibrahim Njoya se lance vers 1896 dans un projet inédit : créer de toutes pièces un système d’écriture pour son peuple. En une quinzaine d’années, jusqu’en 1910, cette écriture évolue de plusieurs centaines de pictogrammes vers un semi-syllabaire nettement plus resserré.
Le souverain va plus loin en inventant également une langue, le shümom, et fait transcrire dans ces caractères l’histoire du royaume ainsi que ses lois. Abandonnée sous la colonisation, l’écriture bamoun connaît aujourd’hui un regain d’intérêt scientifique : elle est étudiée et numérisée, notamment par la Bibliothèque du Congrès américaine.
Sources : Library of Congress, Wikipédia (écriture bamoun).




