Le Burkina Faso l'a déjà testée. Le Cameroun l'adopte à son tour, à quelques jours d'une rentrée scolaire jugée à haut risque sur les routes : la vidéo-verbalisation, système automatisé de détection des infractions routières, doit sécuriser les abords des écoles dès le 7 septembre 2026, jour de reprise des élèves.
Le ministère des Transports a lancé cette campagne dès le 23 juin 2026, avec un calendrier de rentrée échelonné : personnel administratif le 31 août, enseignants le 2 septembre, élèves enfin le 7 septembre. Trois dates pensées pour préparer le terrain avant l'arrivée massive des enfants sur les trajets scolaires.
Le principe est simple sur le papier : constater automatiquement les infractions et appliquer les sanctions prévues par la loi, sans intervention humaine directe au moment du contrôle. Un choix qui répond à un double objectif — réduire les accidents fréquents lors des pics de circulation, et limiter les marges de négociation qui nourrissent la corruption routière ordinaire.
Contrairement aux contrôles traditionnels, ce système ne dépend plus de la présence physique d'un agent au bon endroit au bon moment : il fonctionne en continu, sans faille liée à la fatigue ou à la disponibilité des effectifs.
L'efficacité réelle de la mesure, elle, ne se mesurera qu'après coup : une évaluation post-rentrée permettra de savoir si les accidents impliquant élèves et enseignants ont vraiment reculé à Douala et à Yaoundé, ou si la vidéo-verbalisation restera, comme d'autres annonces sécuritaires avant elle, plus symbolique qu'opérationnelle.




