Le General Certificate of Education (GCE) est un examen clé du système éducatif anglophone camerounais, équivalent du baccalauréat francophone. Organisé par le GCE Board, il détermine l'accès à l'enseignement supérieur et conditionne les parcours académiques de milliers de jeunes Camerounais chaque année.
La session 2026 a été marquée par des perturbations sans précédent : la diffusion non autorisée de plusieurs sujets sur les réseaux sociaux avant leur tenue a contraint la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, à reporter les épreuves écrites, initialement prévues du 8 au 18 juin, à une nouvelle fenêtre du 22 juin au 2 juillet 2026.
Les résultats ont finalement été publiés le vendredi 21 août 2026 par la ministre. Sur 196 579 candidats toutes filières confondues, 133 429 ont été admis, soit un taux de réussite global de 67,88 % — en net recul par rapport aux 75,46 % enregistrés en 2025. Cette session a par ailleurs été marquée par 2 792 cas de fraude sanctionnés, dans le cadre d'une politique de tolérance zéro décrétée après le report des épreuves.
Ce recul du taux de réussite et la vague de fraudes sanctionnées reflètent une crise de confiance dans le système éducatif camerounais. Les fuites d'épreuves, devenues récurrentes ces dernières années, soulignent des failles persistantes dans la sécurisation des examens — un phénomène qui menace la crédibilité des diplômes délivrés et s'inscrit dans une tendance observée plus largement sur le continent.
Pour les candidats admis, ces résultats ouvrent les portes des universités et grandes écoles, avec des implications directes sur leur avenir professionnel. Mais pour les milliers de recalés, le net recul du taux de réussite — près de 7,6 points de pourcentage de moins qu'en 2025 — pose une question plus large : celle de la capacité du GCE Board à sécuriser durablement ses épreuves sans pénaliser une génération entière de candidats.




