Mines, énergie, technologies et fintech : ce sont les trois secteurs prioritaires que Yaoundé et Washington mettront sur la table le 27 août 2026, lors du tout premier Dialogue économique et commercial bilatéral entre le Cameroun et les États-Unis.
L'audience préparatoire s'est tenue le 24 août 2026, quand le ministre de l'Économie, Alamine Ousmane Mey, a reçu John G. Robinson, chargé d'affaires par intérim de l'ambassade américaine depuis le départ de l'ancien ambassadeur Christopher Lamora en janvier 2026. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, est également associé à la préparation de cet événement.
Le Cameroun ne cache pas son objectif prioritaire : obtenir un retour dans l'Agoa, avec un appui technique centré sur le financement de la production locale et la transformation des produits destinés à l'export — un dispositif dont les incertitudes de refonte continuent de peser sur les exportateurs africains.
Ce dialogue s'inscrit dans une bataille d'influence plus large : Washington cherche à réengager l'Afrique face à une Chine et des Émirats arabes unis de plus en plus présents économiquement sur le continent. Pour Yaoundé, l'enjeu est de se positionner comme une destination crédible pour des investissements structurants, dans un climat des affaires qui reste, lui, à améliorer concrètement.
L'après-27-août sera le vrai test : le chargé d'affaires américain a déjà évoqué la possibilité d'une délégation camerounaise à Washington l'an prochain pour poursuivre les discussions — reste à savoir si cette dynamique débouchera sur des investissements américains tangibles dans les mines et l'énergie, ou si elle restera, comme tant d'autres dialogues bilatéraux, une déclaration d'intention de plus.




