LLV LE MAG
Cameroun·Actualité·9 juil. 2026, 14:10

Cameroun : le ministre Paul Atanga Nji met en garde les églises contre des dérives inquiétantes

Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a exhorté les responsables religieux à mettre un terme aux pratiques qu’il qualifie de dangereuses pour la cohésion sociale et la sécurité publique.

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Illustration éditoriale pour Cameroun : le ministre Paul Atanga Nji met en garde les églises contre des dérives inquiétantes

Le 9 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a pris la parole à la radio nationale pour adresser un message ferme à plusieurs églises du pays. Il a rappelé que les lieux de culte ne doivent pas devenir des foyers de dérives qui détournent les citoyens de leurs devoirs civiques, menacent la vie des personnes et bravent l’autorité de l’État.

Selon le ministre, certaines pratiques religieuses favorisent des activités criminelles, alimentent des accusations de meurtre et engendrent des comportements inciviques. « Il y a des pratiques qu’on ne peut plus accepter », a-t-il déclaré, soulignant que ces dérives divisent les familles, les foyers et les communautés, et sapent le tissu social que le gouvernement s’efforce de protéger.

Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte où la confiance entre les institutions publiques et les organisations religieuses a parfois été mise à rude épreuve. Le ministre rappelle que la Constitution camerounaise impose à chaque citoyen le respect de la loi, et que les institutions religieuses, en tant qu’acteurs influents, ont la responsabilité de contribuer à la stabilité nationale plutôt que de la compromettre.

Le rappel à l’ordre du ministre s’appuie sur la prérogative du ministère de l’Administration territoriale, qui veille à la bonne gouvernance des collectivités locales et à la sécurité publique. En cas de persistance des comportements incriminés, les autorités territoriales disposent d’outils juridiques – notamment la suspension d’autorisations d’occupation du domaine public et la saisie de biens – pour protéger la population.

Pour les fidèles, le risque est double. D’une part, la participation à des activités jugées illégales expose les individus à des poursuites pénales ; d’autre part, la propagation de rumeurs de violences ou de meurtres crée un climat de peur qui fragmente les liens familiaux et communautaires. Le ministre a donc appelé les pasteurs et les responsables à exercer un contrôle interne strict afin d’éviter que leurs assemblées ne deviennent des terrains d’entraînement pour le crime.

Cette prise de position ouvre la porte à un dialogue plus structuré entre l’État et les instances religieuses. Le ministre a proposé la création d’un comité de suivi composé de représentants du gouvernement, de la société civile et des grandes confessions, afin d’évaluer les pratiques litigieuses et de définir des lignes directrices claires. Une telle initiative pourrait permettre de concilier liberté de culte et exigences de sécurité.

En définitive, la mise en garde de Paul Atanga Nji rappelle que la foi, lorsqu’elle est détournée, peut devenir un vecteur de division plutôt que de cohésion. Le défi pour le Cameroun sera de transformer cet avertissement en une coopération constructive, où les églises joueront un rôle de gardiennes de la paix et les autorités veilleront à ce que les dérives soient éradiquées avant qu’elles ne portent atteinte à la stabilité du pays.

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