Le 19 juin 2026, le Centre International de Conférences de Mbalmayo a accueilli l’atelier d’orientation qui a clôturé les travaux préliminaires du futur Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire (PANSS) 2027‑2031. Six jours de débats intenses ont rassemblé les acteurs clés du secteur de la santé camerounais, marquant une étape décisive pour préparer le pays aux urgences sanitaires à venir.
Ce plan, qui s’inscrit dans le cadre du Règlement Sanitaire International, vise à renforcer les capacités nationales de préparation et de réponse aux crises de santé publique. En alignant les interventions sur les exigences du RSI, le Cameroun entend garantir une coordination plus fluide entre les autorités sanitaires, les laboratoires et les partenaires internationaux, afin d’éviter les retards qui ont parfois aggravé les précédentes épidémies.
La réunion a réuni des représentants des administrations publiques déjà engagées dans l’approche « One Health », des membres de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Cette diversité reflète la volonté du ministère de la Santé publique de bâtir un dispositif multisectoriel, où la santé animale, environnementale et humaine se conjuguent pour prévenir la propagation des pathogènes.
Les participants ont été répartis en trois groupes thématiques correspondant aux piliers de la sécurité sanitaire : prévention, détection et riposte. Cette organisation a permis d’examiner les 19 domaines couverts par le document de référence, allant de la surveillance des maladies zoonotiques à la formation du personnel de santé, en passant par la gestion des stocks de vaccins et la communication de crise. Chaque groupe a formulé des recommandations concrètes pour combler les lacunes identifiées.
Les insuffisances relevées dans les domaines de la prévention, de la détection et de la riposte traduisent des faiblesses structurelles qui ont parfois laissé le pays vulnérable face aux flambées de maladies infectieuses. En comblant ces vides, le PANSS ambitionne de transformer les alertes tardives en réponses rapides, de réduire la mortalité évitable et de protéger les populations les plus exposées, notamment dans les zones rurales où l’accès aux soins reste limité.
Pour les Camerounais, le plan se traduira par des services de santé plus résilients : des laboratoires mieux équipés, des équipes de terrain formées aux protocoles d’urgence, et une chaîne d’approvisionnement en médicaments et vaccins sécurisée. La population pourra ainsi bénéficier d’une détection précoce des foyers d’infection, d’une prise en charge plus efficace et d’une information claire en cas de crise, limitant les impacts économiques et sociaux.
Le calendrier 2027‑2031 fixe des jalons de mise en œuvre, avec des revues annuelles pour ajuster les actions en fonction des évolutions sanitaires. Le succès du PANSS dépendra de la mobilisation continue des partenaires et de la capacité du gouvernement à transformer les engagements en résultats tangibles. Les prochains mois seront donc cruciaux pour consolider les bases posées à Mbalmayo et garantir que le Cameroun soit prêt à affronter les défis sanitaires de demain.




