Le 9 juillet 2026, le Cameroun a franché une étape décisive : le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) et la MAETUR ont signé l’annexe à leur convention de partenariat, officialisant la mise à disposition du terrain destiné au futur Centre Médical d’Excellence Africaine (CMEA). Cette signature, réalisée à Yaoundé en présence de la ministre Célestine Ketcha Courtès, marque la fin des discussions techniques sur les modalités de compensation financière entre les deux institutions.
Le futur centre sera implanté sur une assiette foncière de dix hectares, judicieusement située à proximité de l’aéroport international de Yaoundé‑Nsimalen. Ce choix d’emplacement vise à faciliter l’accès des patients venus du Cameroun et de la sous‑région, tout en offrant une visibilité stratégique pour les flux de patients et de personnel médical.
Porté par Afreximbank, le CMEA ambitionne de devenir une référence en matière de soins spécialisés en Afrique centrale. Les spécialités visées comprennent l’oncologie, la cardiologie, l’urologie et l’orthopédie, des disciplines où la demande dépasse largement l’offre locale et où les patients sont souvent contraints de se rendre à l’étranger pour un traitement adéquat.
Le projet s’inscrit dans une logique de souveraineté sanitaire : en réduisant les évacuations médicales à l’étranger, le centre contribuera à retenir les dépenses de santé hors du pays. Au-delà du volet médical, il promet de créer des emplois qualifiés, tant dans la construction que dans les secteurs des équipements médicaux, de la pharmacie et de la recherche clinique, stimulant ainsi l’économie locale et régionale.
Après la signature de la convention‑cadre en mars dernier, cette nouvelle étape ouvre la voie à la concrétisation du CMEA. Elle témoigne de l’engagement de l’État camerounais à soutenir des projets d’envergure qui répondent aux besoins de santé publique tout en dynamisant les industries connexes. Le terrain mis à disposition représente le socle matériel indispensable pour lancer les appels d’offres et les études de faisabilité qui suivront.
Pour les Camerounais, le CMEA représente plus qu’un simple hôpital : c’est une promesse de soins de qualité à proximité, un levier de formation pour les jeunes professionnels de santé et un catalyseur de développement économique. La proximité de l’aéroport facilite également la coopération transfrontalière, renforçant le rôle du Cameroun comme hub sanitaire de la sous‑région.
Les prochains mois seront cruciaux : les autorités devront finaliser les modalités de financement, lancer les procédures de construction et mobiliser les partenaires techniques. Si ces étapes se déroulent comme prévu, le Cameroun pourra, d’ici quelques années, afficher un centre médical de calibre international, capable de répondre aux attentes de ses citoyens et de ses voisins.




