Les Lionnes Indomptables n'auraient jamais dû être à la CAN féminine 2026. Battues par l'Algérie (3-1 sur l'ensemble des deux matchs) au dernier tour des qualifications, elles étaient éliminées — un scénario classique de désillusion pour une sélection habituée aux finales perdues.
Le 4 novembre 2025, la CAF a changé la donne en annonçant l'élargissement du tournoi de 12 à 16 équipes. Faute de temps pour organiser de nouvelles qualifications, la confédération a choisi de repêcher les quatre meilleures nations éliminées au classement mondial FIFA féminin.
Le Cameroun, 66e mondial à l'époque, en faisait partie — aux côtés de la Côte d'Ivoire (71e), du Mali (79e) et de l'Égypte (95e). Une qualification obtenue sur un classement, pas sur un terrain : un repêchage administratif plutôt qu'un exploit sportif, et les intéressées le savaient.
C'est peut-être ce qui a nourri leur parcours. Les Lionnes ont créé la sensation en sortant le Nigeria, championnes en titre, en quart de finale, avant de disposer du Maroc, pays hôte, pour rallier la finale.
Le 16 août, au stade Moulay El Hassan de Rabat, le Cameroun a dominé le Malawi 3-0 pour décrocher son tout premier titre continental féminin — après trois finales perdues, en 2004, 2014 et 2016. Une première étoile, obtenue par l'équipe qui, quelques mois plus tôt, ne devait même pas être du voyage.
L'histoire a une résonance particulière pour les trois autres repêchées, restées, elles, à quai : sur les quatre nations sauvées par l'élargissement du tournoi, une seule est repartie championne d'Afrique.




