Le 7ᵉ Forum sur la coopération médiatique Chine-Afrique s'est tenu à Pékin du 19 au 21 août 2026, sous le thème « Partager les opportunités de développement, façonner l'avenir audiovisuel ». Cet événement biennal a réuni responsables médiatiques, experts technologiques et professionnels des deux continents.
L'intelligence artificielle a occupé une place centrale dans les échanges, présentée comme un levier pour moderniser des infrastructures audiovisuelles africaines souvent vieillissantes. La ministre chinoise de l'Administration nationale de la radio et de la télévision, Cao Shumin, a insisté sur l'impact de l'IA dans la production et la diffusion de contenus.
Un accord-cadre a été approuvé lors du forum pour structurer les échanges technologiques et la formation des professionnels africains aux outils numériques — une approche que le directeur général de l'Union africaine de radiodiffusion, Grégoire Ndjaka, a qualifiée de « pont entre les cultures ».
Cette coopération se distingue des partenariats sino-africains plus classiques, généralement centrés sur les infrastructures physiques : elle mise ici sur le transfert de compétences et l'autonomisation des équipes locales plutôt que sur la seule fourniture d'équipements.
Pour les médias camerounais, publics comme privés, l'accès à ces formations pourrait accélérer la modernisation de la production de contenus — à condition qu'un cadre réglementaire suffisant encadre l'usage de ces outils, pour éviter une dépendance technologique qui remplacerait une forme de tutelle par une autre.
Le forum ferme donc une porte sur les intentions, mais ouvre surtout un chantier : celui de la capacité des médias africains à s'approprier ces outils selon leurs propres priorités éditoriales, plutôt que de simplement importer un modèle conçu ailleurs.




