Le 30 juin 2026, Crescence Baboke a publié une tribune qui a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux camerounais. Dans ce texte, elle dénonce une campagne orchestrée contre elle et son époux, le politicien Oswald Baboke, qu’elle qualifie de « cabale ». Son appel s’inscrit dans un contexte où les accusations publiques peuvent rapidement transformer la réputation d’une famille en cible de violence verbale et de menaces juridiques.
« Je travaille énormément. Je gagne ma vie dignement, est‑il vraiment anormal que je puisse m’offrir une belle voiture ou construire une belle maison ? », écrit-elle, rappelant que la quête d’une vie décente ne doit pas être perçue comme un privilège illégitime. Cette phrase, répétée dans plusieurs médias, souligne son désir d’être jugée sur ses mérites plutôt que sur des rumeurs infondées.
Elle oppose ensuite les « lois humaines », qu’elle décrit comme changeantes et parfois mensongères, aux « lois divines », immuables et justes. Selon elle, « les lois divines finissent toujours par rétablir la vérité ». Cette mise en perspective spirituelle sert à légitimer son combat, en rappelant que la vérité finira par triompher, même si les forces humaines tentent de la masquer.
Crescence Baboke réunit plusieurs accusations qu’elle juge fabriquées de toutes pièces : d’abord le prétendu trafic d’or, sans aucune preuve tangible ; ensuite des décrets falsifiés qui auraient été publiés à son insu ; puis l’invention de maisons à l’étranger et d’immeubles à Dubaï, prétendument bombardés par les Iraniens, comme si elle était liée à des intérêts américains. Elle exige la production d’actes d’achat pour chaque bien évoqué, faute de quoi les allégations restent sans fondement.
Le texte évoque également les soi‑disant sept milliards de francs « volés » pour l’importation de produits pétroliers, insinuant qu’un seul marketeur aurait pu financer ces achats avec ses propres fonds. Cette accusation, selon elle, repose sur une logique fallacieuse qui ignore la complexité du commerce énergétique au Cameroun.
Ces révélations ont un impact direct sur le climat politique camerounais. En ciblant la famille Baboke, les détracteurs cherchent à affaiblir la crédibilité d’Oswald Baboke, figure publique dont la popularité repose sur une image d’intégrité. Pour les citoyens, la diffusion de ces rumeurs crée un climat de méfiance envers les institutions et alimente la polarisation sur les réseaux, où chaque accusation devient un enjeu de pouvoir.
Crescence Baboke conclut en appelant à la vérité et à la justice, invitant les autorités à enquêter sur les sources de ces diffamations. Elle rappelle que la dignité d’une famille ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la calomnie. Pour les Camerounais, son témoignage rappelle l’importance de vérifier les faits avant de les relayer, afin de protéger la cohésion sociale et de garantir que la parole publique reste ancrée dans la réalité.




