Le 9 juillet 2026, au cœur de la capitale camerounaise, Dacian Ciolos, ancien Premier ministre de la Roumanie et conseiller du président, a exposé sa vision pour l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors des assises de la 51ᵉ session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. L’événement, qui débute le 10 juillet, rassemble plus de 300 délégués venus de tous les coins du monde francophone.
Candidat au poste de secrétaire général, Ciolos se distingue par son parcours européen et son engagement à faire de la Francophonie un espace réellement inclusif. Son expérience de chef de gouvernement et de conseiller présidentiel lui confère une perspective à la fois politique et diplomatique, qu’il met au service d’une communauté linguistique en pleine mutation.
Au centre de son programme, une Francophonie « plus ouverte », où les jeunes seraient au premier plan. Il propose de créer des plateformes d’échanges éducatifs, de soutenir des projets entrepreneuriaux et de faciliter l’accès aux ressources numériques. Pour lui, la langue française doit devenir un levier de mobilité sociale, surtout pour les jeunes d’Afrique subsaharienne qui cherchent à se positionner sur le marché mondial.
Ciolos ne court pas seul. Il affronte la candidate sortante, Louise Mushikiwabo du Rwanda, ainsi que Juliana Lumumba du Congo et Coumba Bâ de Mauritanie. Le scrutin, prévu le 16 novembre 2026 au Cambodge, déterminera qui guidera l’OIF pendant les prochaines années. Cette concurrence reflète la diversité des visions qui s’affrontent pour l’avenir de la communauté francophone.
Pour le Cameroun, l’élection d’un secrétaire général favorable aux jeunes pourrait signifier un afflux de programmes de formation, de bourses d’études et d’initiatives culturelles. Un tel dynamisme renforcerait les liens entre Yaoundé et les institutions francophones, tout en stimulant l’économie locale grâce à des projets collaboratifs et à l’attraction d’investissements liés à la langue et à la culture.
Au-delà des frontières camerounaises, la proposition de Ciolos s’inscrit dans une dynamique africaine qui réclame davantage de place dans les instances internationales. Une Francophonie qui mise sur la jeunesse pourrait favoriser la diffusion du français en tant que langue de la science, de la technologie et du commerce, tout en préservant la richesse des langues locales grâce à des politiques multilingues intégrées.
Alors que la communauté attend le résultat du vote de novembre, les observateurs camerounais sont invités à suivre de près les débats et à faire entendre leurs attentes. Une victoire de Ciolos pourrait transformer la Francophonie en un véritable moteur de développement pour les jeunes, tandis qu’une autre issue laisserait la porte ouverte à d’autres priorités. Le futur de la langue française, et de ceux qui la parlent, se joue désormais sur la scène de Yaoundé.




