LLV LE MAG
Cameroun·Actualité·7 juil. 2026, 18:55

Dossier Redhac introuvable au tribunal de Douala‑Bonanjo : un rebondissement inattendu

Le 6 juillet 2026, la salle d’audience du tribunal de première instance de Douala‑Bonanjo a été le théâtre d’une surprise : le dossier du Redhac, au cœur d’une affaire opposant l’État camerounais à deux avocates, a disparu.

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Illustration éditoriale pour Dossier Redhac introuvable au tribunal de Douala‑Bonanjo : un rebondissement inattendu

Le 6 juillet 2026, la salle d’audience du tribunal de première instance de Douala‑Bonanjo a connu un revirement inattendu qui a laissé le public et les prévenues sans voix. En moins de vingt‑deux minutes, la procédure a été interrompue, non pas par une décision judiciaire, mais par l’annonce d’un manque de dossier essentiel.

L’affaire opposait l’État du Cameroun à Me Alice Nkom, conseillère à la présidence du conseil d’administration, et à Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du Redhac – Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale. Le Redhac, acteur majeur de la société civile, était cité comme partie civile, ce qui rendait la présence de son dossier indispensable pour les réquisitions du ministère public.

Le président du tribunal a rappelé que la séance du lundi 6 juillet était le résultat d’un renvoi demandé par le ministère public afin de préparer ses réquisitions et les plaidoiries du conseil des prévenues. Or, dès que le représentant du ministère public a pris la parole, il a déclaré, à la stupéfaction générale, que le dossier du Redhac était introuvable parmi les pièces en sa possession.

Cette révélation a été d’autant plus surprenante que le représentant habituel du ministère public était absent, le sous‑préfet de l’arrondissement de Douala 1er – qui représente le préfet du département du Wouri et l’État – étant lui-même en déplacement hors de la ville pour un séminaire. Le président du tribunal a confirmé cette absence, soulignant que le représentant du ministère public était donc indisponible pour la séance.

L’absence du dossier soulève plusieurs questions cruciales. D’une part, elle met en lumière les failles potentielles de la chaîne de conservation des pièces judiciaires, un maillon souvent négligé mais vital pour garantir le respect des droits de la défense. D’autre part, elle expose les défenseurs des droits humains à un risque d’invalidation de leurs arguments, ce qui pourrait affaiblir la position du Redhac dans une affaire déjà sensible.

Pour les Camerounais, ce contretemps alimente le scepticisme déjà présent à l’égard du système judiciaire. Un dossier perdu peut signifier des délais supplémentaires, des coûts accrus et, surtout, une perte de confiance dans la capacité des institutions à assurer une justice impartiale. Dans un contexte où les organisations de la société civile jouent un rôle clé dans le contrôle démocratique, chaque incident de ce type renforce la perception d’un manque de transparence.

Les développements à venir sont donc attendus avec impatience. Les parties concernées devront clarifier les raisons de la disparition du dossier et envisager une nouvelle audience. Une communication rapide et transparente du tribunal, du ministère public et du Redhac sera indispensable pour restaurer la crédibilité du processus judiciaire et rassurer les acteurs de la société civile et le grand public.

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