Le 22 juin 2026, la commune d’arrondissement de Douala IV ouvre ses portes à un atelier inédit de cinq jours, dédié aux membres des organisations de la société civile et aux chefs de quartier. Cette initiative, au cœur d’un projet de gouvernance des risques de catastrophes, se déroule dans un contexte où les inondations et glissements de terrain se multiplient le long du littoral camerounais.
Financé conjointement par l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le programme vise à renforcer les capacités de relèvement des communautés locales. Les fonds européens, mobilisés dans le cadre du volet « renforcement de la gouvernance des risques », s’allient à l’expertise du PNUD pour offrir une formation pratique et adaptée aux réalités du terrain.
Au programme, les participants approfondiront leurs connaissances sur les typologies de catastrophes naturelles qui frappent le Cameroun, les comportements à adopter en situation d’urgence, ainsi que les mécanismes de retour d’information et d’échange d’expériences. Des ateliers interactifs permettront d’expérimenter des scénarios d’évacuation, de gestion des alertes et de coordination avec les autorités locales.
Cette formation répond à un besoin criant : les communautés de Douala IV, souvent les premières touchées par les crues soudaines, manquent parfois d’accès à des informations fiables et à des procédures d’action claires. En dotant les OSC et les leaders communautaires d’outils concrets, l’atelier crée un maillon essentiel entre les services de secours et les habitants, réduisant ainsi le temps de réaction et les pertes humaines et matérielles.
Les organisateurs misent sur une diffusion rapide des messages de sensibilisation grâce à un réseau de relais formé sur le terrain. Chaque participant repartira avec un kit de communication, des fiches pratiques et la capacité d’animer des séances de sensibilisation dans son quartier. L’objectif est d’instaurer une culture de prévention où chaque citoyen devient acteur de sa propre sécurité.
Au-delà de Douala IV, ce projet s’inscrit dans une dynamique nationale de résilience. Le Cameroun, confronté à une intensification des phénomènes climatiques, a besoin d’une stratégie coordonnée entre les institutions publiques, les bailleurs de fonds et la société civile. Le succès de cet atelier pourrait inspirer d’autres arrondissements à reproduire le modèle, créant ainsi un maillage de vigilance à l’échelle du pays.
Les prochains mois verront l’évaluation des premiers retours d’expérience et l’ajustement des modules de formation. Si les participants démontrent une capacité accrue à mobiliser leurs communautés, le financement européen et le soutien du PNUD pourraient être prolongés pour couvrir d’autres zones à risque, consolidant ainsi la trajectoire vers une Afrique plus résiliente.




