Le vendredi 26 juin 2026, la ville de Douala a vibré d’une énergie nouvelle. L’édile, Roger Mbassa Ndine, a accueilli le comité de direction fraîchement installé de la Société Camerounaise d’Électricité (SOCADEL) pour une séance de travail décisive, au cœur même de la Communauté Urbaine de Douala.
À la tête de la délégation de la SOCADEL se tenaient le Directeur Général et son adjoint, tous deux récemment investis dans leurs fonctions. Leur présence a symbolisé le renouveau de la direction de l’entreprise publique, chargée depuis des décennies de l’alimentation électrique du pays. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les ambitions partagées entre la municipalité et la société d’électricité.
Le dialogue a d’abord porté sur les missions fondamentales de la SOCADEL : assurer une distribution fiable, moderniser les réseaux et soutenir les projets d’électrification rurale et urbaine. Les responsables ont exposé leurs perspectives d’action, notamment le déploiement de compteurs intelligents et la réduction des coupures chroniques qui paralysent les activités économiques de la métropole.
En parallèle, le maire a souligné les axes de collaboration envisagés avec la communauté urbaine. Il s’agit, selon lui, d’un accompagnement ciblé des projets structurants de Douala : zones industrielles, quartiers résidentiels et infrastructures publiques. L’objectif affiché est de synchroniser les travaux de la SOCADEL avec le plan de développement local, afin que chaque nouveau câble ou poste de transformation serve directement les besoins des habitants et des entreprises.
« Une gouvernance efficace, orientée vers les résultats, est le socle de la transformation de Douala », a déclaré Roger Mbassa Ndine. Cette phrase résume l’enjeu majeur de la rencontre : passer d’une gestion réactive à une stratégie proactive, où la performance énergétique devient un levier de progrès social. Le maire a rappelé que l’amélioration du cadre de vie passe inévitablement par une électricité stable, condition sine qua non de l’éducation, de la santé et de l’activité commerciale.
Pour les Doualais, la portée de cet accord est concrète. Une meilleure alimentation électrique signifie moins de coupures pendant les heures de pointe, plus de fiabilité pour les petites et moyennes entreprises, et un environnement propice à l’investissement. Dans un pays où le secteur informel représente une part importante de l’économie, chaque kilowatt supplémentaire peut se traduire en emplois et en revenus pour les familles.
Toutefois, le succès de ce partenariat dépendra de la capacité des deux parties à coordonner leurs actions, à sécuriser les financements nécessaires et à suivre les engagements pris. Les défis restent nombreux : vétusté du réseau, besoins en formation du personnel et exigences de transparence. Le maire a donc appelé à une mobilisation collective, incluant les usagers, les investisseurs privés et les autorités nationales, pour garantir la pérennité des projets.
Les prochains mois seront cruciaux. La SOCADEL prévoit de publier un calendrier détaillé des interventions, tandis que la municipalité s’engage à faciliter les autorisations d’urbanisme et à mobiliser les ressources locales. Cette synergie pourrait bien devenir le modèle d’une gouvernance urbaine intégrée, où l’énergie n’est plus un simple service, mais un moteur de développement durable.
Alors, la question qui se pose à tous les acteurs de Douala est la suivante : sauront‑ils transformer ces engagements en réalités tangibles, pour que chaque foyer, chaque commerce et chaque école bénéficie d’une lumière ininterrompue ?




