Le 29 juin 2026, l'Assemblée nationale de Yaoundé a accueilli une session de travail décisive, réunissant députés, le Service d'appui aux initiatives locales de développement (SAILD) et le Réseau des parlementaires pour la promotion du système de santé et l'appui à la vaccination (REPAPSSAV). L'enjeu était clair : identifier des mécanismes pérennes pour financer la santé et la vaccination au Cameroun.
Depuis plusieurs années, le système de santé camerounais s'appuie largement sur des aides extérieures et des financements ponctuels. Cette dépendance fragilise la capacité du pays à répondre aux besoins croissants en matière de soins de santé, notamment dans les zones rurales où l'accès reste limité. Les parlementaires ont rappelé que la souveraineté sanitaire passe par une assise budgétaire solide et autonome.
Le SAILD, mandaté pour soutenir les initiatives locales, a présenté des propositions visant à renforcer la gouvernance financière au niveau des collectivités. De son côté, le REPAPSSAV, regroupant des législateurs engagés, a mis en avant l'importance d'une législation favorable à la santé publique, notamment en matière de vaccination obligatoire et de suivi des campagnes immunitaires.
Parmi les pistes évoquées, les députés ont débattu de l'instauration d'un fonds national de santé alimenté par des contributions élargies, incluant une taxe santé sur certains produits de consommation et la réallocation de crédits budgétaires existants. L'idée d'un régime d'assurance maladie universelle, financé par des prélèvements progressifs, a également été soulevée comme levier pour garantir une couverture équitable.
Les parlementaires ont unanimement appelé le gouvernement à renforcer les ressources nationales, insistant sur la nécessité de réduire la dépendance aux bailleurs de fonds. Ils ont souligné que des investissements constants dans la vaccination sont indispensables pour prévenir les épidémies et protéger la population, surtout les enfants et les groupes vulnérables.
Pour les Camerounais, un financement plus robuste se traduirait par un accès plus rapide aux soins, une meilleure disponibilité des vaccins et une résilience accrue face aux crises sanitaires. Sur le plan économique, la santé renforcée contribuerait à la productivité, en diminuant les jours d'absence liés aux maladies et en soutenant le développement humain.
Alors que le débat d'orientation budgétaire se profile, les législateurs insistent sur la volonté politique nécessaire pour transformer ces propositions en lois concrètes. Le succès de ces réformes dépendra de la capacité du Parlement à piloter un consensus durable, afin que chaque citoyen camero‑onais puisse compter sur un système de santé solide et autonome.




