Le collectif londonien Ibibio Sound Machine sort son sixième album studio, Chopping Mountain, le 11 septembre 2026 sous le label indépendant américain Merge Records. Fondé en 2013 autour de la chanteuse Eno Williams et du saxophoniste Max Grunhard, le groupe a construit son identité sur le croisement des rythmes ouest-africains, de l'afro-funk et des textures électroniques.
Née dans le sud-est du Nigeria, Eno Williams a grandi au son du highlife, du gospel et des contes traditionnels de la communauté ibibio. Cette mémoire orale guide l'ensemble du projet, articulé autour des thèmes de l'entraide communautaire, de l'amour et de l'afro-futurisme visuel sur scène.
Chopping Mountain est le sixième album studio du collectif Ibibio Sound Machine. La date de sortie officielle de l'album est fixée au 11 septembre 2026 sur le label Merge Records. Le musicien Max Grunhard signe la production de l'opus, une première en interne depuis l'album Doko Mien en 2019. Le disque a été conçu dans les studios Vanguard du groupe, situés dans le sud de Londres. Le single principal accompagnant l'annonce s'intitule Concept of Love. Une date de concert parisienne est confirmée au Hasard Ludique pour le 14 avril 2027.
Chopping Mountain marque un retour stratégique à l'autoproduction au sein de leur propre studio Vanguard dans le sud de Londres. En reprenant les manettes après des collaborations extérieures avec Hot Chip en 2022 et Ross Orton en 2024, le tandem Williams-Grunhard resserre son écriture autour d'une formule live organique où cuivres, percussions et synthétiseurs s'organisent sans artifice superflu.
La force de la proposition réside dans son ancrage narratif : au lieu d'édulcorer les récits traditionnels ibibio pour les adapter aux pistes de danse occidentales, Eno Williams place la transmission communautaire au centre de chaque composition, prouvant que les structures polyrythmiques africaines et les musiques électroniques partagent la même fonction sociale de catharsis collective.
Pour la scène musicale ouest-africaine et les artistes du continent, l'ascension continue d'Ibibio Sound Machine démontre qu'une langue régionale minoritaire comme l'ibibio peut conquérir des labels internationaux majeurs sans transiger sur son héritage rituel. Cette réussite commerciale offre un modèle économique tangible aux créateurs de Douala, Lagos ou Cotonou qui fusionnent rythmes vernaculaires et production digitale moderne.
En affirmant la modernité des patrimoines oraux d'Afrique de l'Ouest dans les circuits indie internationaux, cette production ouvre une brèche stimulante pour la jeune scène alternative africaine : l'authenticité des langues locales demeure un puissant levier d'exportation musicale.




