LLV LE MAG
Cameroun·Actualité·2 juil. 2026, 17:27

Insertion socio‑économique : le MINAS, la CAPEF et l’EPAB s’unissent pour former 1 000 personnes vulnérables chaque année

Le ministère des Affaires sociales, la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun et l’École pratique d’agriculture de Binguela lancent un dispositif qui vise à former chaque année mille Camerounais en situation de vulnérabilité aux métiers agricoles et à l’entrepreneuriat.

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Illustration éditoriale pour Insertion socio‑économique : le MINAS, la CAPEF et l’EPAB s’unissent pour former 1 000 personnes vulnérables chaque année

Le 2 juillet 2026, le ministère des Affaires sociales (MINAS) a officialisé un nouveau partenariat avec la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (CAPEF) et l’École pratique d’agriculture de Binguela (EPAB). L’objectif affiché est clair : former, chaque année, mille personnes socialement vulnérables aux métiers de l’agriculture et à l’entrepreneuriat, afin de renforcer leur insertion socio‑économique.

Ce triptyque institutionnel réunit trois acteurs aux compétences complémentaires. Le MINAS, chargé de la protection sociale, apporte le cadre juridique et le financement des programmes d’insertion. La CAPEF, organisme professionnel qui regroupe agriculteurs, pêcheurs, éleveurs et forestiers, garantit l’accès aux réseaux de production et aux expertises techniques. L’EPAB, école reconnue pour sa formation pratique en agriculture, assure le volet pédagogique et la transmission des savoir‑faire agricoles modernes.

Le dispositif cible les populations jugées vulnérables : jeunes sans qualification, femmes en situation de précarité, anciens travailleurs informels et familles affectées par les crises économiques. La formation s’articule autour de deux axes : d’une part, l’acquisition de compétences techniques (culture, élevage, pêche, agro‑transformation) ; d’autre part, le développement d’une culture entrepreneuriale (élaboration de plans d’affaires, gestion financière, accès aux marchés). Chaque cohorte de mille participants bénéficie d’un accompagnement individualisé, d’ateliers pratiques et de stages sur le terrain.

L’agriculture demeure le pilier de l’économie camerounaise, employant une large partie de la population active et représentant une source vitale de sécurité alimentaire. En offrant à des personnes en situation de vulnérabilité les clés d’une activité productive, le programme répond à deux enjeux majeurs : réduire le chômage structurel et diversifier les revenus des ménages. Une insertion réussie dans le secteur agricole peut ainsi limiter les migrations rurales‑urbaines et renforcer la résilience des communautés locales.

Les retombées attendues sont multiples. Sur le plan individuel, les bénéficiaires acquièrent des compétences directement mobilisables, augmentant leurs chances d’obtenir un emploi ou de créer une petite entreprise. Au niveau collectif, le programme devrait dynamiser les filières agricoles locales, stimuler la création de micro‑entreprises et favoriser l’émergence de chaînes de valeur plus courtes. Le renforcement du tissu économique rural contribue également à la stabilité sociale, en offrant des alternatives viables aux activités informelles souvent précaires.

Toutefois, la réussite du projet dépendra de la capacité des partenaires à assurer un suivi rigoureux et à mobiliser des ressources complémentaires. Les défis incluent la disponibilité des terrains d’entraînement, l’accès aux intrants agricoles de qualité et la connexion des nouveaux entrepreneurs aux marchés régionaux. Le MINAS a indiqué que des mécanismes de financement seront mis en place pour soutenir les lauréats au moment du lancement de leurs activités, mais la pérennité de ces aides reste à confirmer.

En regardant vers l’avenir, ce partenariat pourrait devenir un modèle reproductible dans d’autres régions du Cameroun, voire à l’échelle de l’Afrique francophone. Si les premiers résultats confirment les objectifs affichés, les autorités envisagent d’élargir le nombre de bénéficiaires et d’intégrer de nouvelles filières, comme l’agro‑écologie et les technologies numériques appliquées à l’agriculture. Le défi consiste désormais à transformer ces engagements en réalités concrètes, afin que chaque millier de personnes formées trouve réellement sa place dans le tissu économique du pays.

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