Vu du ciel dans les années 1960, le lac Tchad couvrait environ 26 000 kilomètres carrés — à peu près la superficie du Rwanda. Six décennies plus tard, il n’en reste que 1 500 km², soit une perte de surface d’environ 90 %. Le plan d’eau est partagé entre le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria.
Ce recul spectaculaire n’a pas une seule cause : les chercheurs en attribuent environ la moitié aux prélèvements liés à l’agriculture irriguée, et l’autre moitié à la baisse des précipitations et au réchauffement climatique dans la région sahélienne. Le bassin n’en reste pas moins vital : près de 40 millions de personnes en vivent, entre pêche, agriculture et élevage.
Sources : Banque mondiale, Programme des Nations unies pour l’environnement.




