Le 25 juin 2026, au siège du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dans le quartier Odza à Yaoundé, Mamadou Mota, premier vice‑président du parti, a pris la parole devant les médias. Son message était limpide : « Le MRC n’a aucun problème avec ses textes », une affirmation destinée à dissiper les inquiétudes qui circulaient au sein de l’appareil politique du parti.
Cette prise de parole intervient alors que des bruits de tensions internes faisaient l’objet de spéculations depuis plusieurs semaines. Des membres de la direction avaient évoqué des désaccords quant à l’interprétation de certaines dispositions statutaires, notamment sur la procédure de sélection des candidats aux élections locales. En l’absence de déclarations officielles, la rumeur avait alimenté des débats sur la stabilité du parti, alors même que le MRC prépare sa campagne pour les élections législatives de 2027.
Mamadou Mota a rappelé que les statuts du MRC, adoptés lors du congrès extraordinaire de 2022, définissent clairement les organes de décision, les modalités de modification et les mécanismes de contrôle interne. « Tous les actes du parti sont rédigés dans le respect strict de ces textes », a-t‑il affirmé, soulignant que chaque proposition de modification doit être soumise à l’Assemblée nationale du parti et validée à la majorité qualifiée.
Le porte‑parole du parti a également précisé que les procédures de contrôle interne, notamment la commission de vérification des textes, fonctionnent de manière autonome. Cette commission, composée de juristes et de cadres expérimentés, examine chaque document avant sa diffusion officielle. Ainsi, aucune irrégularité n’a été détectée depuis la dernière révision des statuts, ce qui, selon Mota, garantit la légitimité des décisions prises par le leadership du MRC.
Pour les adhérents et les sympathisants du parti, cette clarification revêt une importance concrète. Elle rassure les militants qui craignent que des conflits internes ne compromettent la capacité du MRC à présenter un front uni lors des échéances électorales. Elle renforce également la crédibilité du parti auprès des partenaires institutionnels, notamment le Conseil constitutionnel, qui exige la conformité des documents de campagne aux exigences légales.
Sur le plan plus large, la déclaration de Mamadou Mota s’inscrit dans une dynamique de transparence que le parti cherche à afficher. En rappelant le respect des statuts, le MRC montre qu’il se conforme aux standards de gouvernance démocratique, un critère de plus en plus scruté par les électeurs camerounais, surtout à l’approche des scrutins de 2027. Cette posture pourrait contribuer à consolider le soutien populaire, notamment dans les régions où le parti a historiquement été fort.
En définitive, la prise de parole de Mamadou Mota le 25 juin 2026 ne se limite pas à une simple déclaration de conformité. Elle constitue un acte de stabilisation interne, un message de confiance aux militants et un rappel aux institutions que le MRC reste engagé à respecter les règles qu’il s’est lui‑même imposées. Les prochains mois seront décisifs pour mesurer l’impact de cette assurance sur la cohésion du parti et sur son positionnement face aux défis électoraux à venir.




