Douala, 19 juin 2026 – Le nouveau Consul honoraire du Maroc, Me Dieudonné Happi, a été installé ce vendredi dans une cérémonie solennelle qui a rassemblé les hautes autorités diplomatiques et régionales, marquant une étape importante dans les relations bilatérales entre le Cameroun et le Royaume chérifien.
L’acte officiel a été conduit par l’ambassadeur du Maroc au Cameroun, Abdelkader Jamoussi, qui a remis l’exequatur en présence du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. La présence de ces deux figures souligne la volonté commune de consolider les liens économiques et culturels qui unissent les deux pays depuis des décennies.
Me Dieudonné Happi n’est pas un inconnu dans le paysage camerounais. Avocat depuis plus de quarante ans, il a dirigé la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et occupe aujourd’hui le poste de vice‑président du Comité de gouvernance de la Confédération africaine de football (CAF). Son parcours illustre une double expertise juridique et sportive, gage de rigueur, d’intégrité et de transparence – des valeurs que le Maroc a explicitement reconnues lors de sa nomination.
Cette désignation, qui trouve ses racines dans une première nomination le 4 octobre 2025, n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète la confiance que le Royaume du Maroc place en une personnalité capable de représenter ses intérêts tout en incarnant les standards de bonne gouvernance attendus par les partenaires internationaux. Le choix de Douala, porte d’entrée du commerce maritime du Cameroun, renforce la dimension stratégique de la mission.
Pour les entrepreneurs camerounais, la présence d’un Consul honoraire expérimenté ouvre la porte à de nouvelles opportunités commerciales. Le Maroc, moteur économique de l’Afrique du Nord, intensifie ses investissements dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et du tourisme. La proximité de Douala avec les ports de Kribi et de Limbe facilite les échanges, et le rôle de Me Happi pourra accélérer les démarches administratives et favoriser les partenariats public‑privé.
Toutefois, la fonction de consul honoraire comporte des défis. La coordination entre les autorités marocaines, les instances locales et les acteurs du secteur privé doit être fluide pour éviter les lenteurs bureaucratiques. De plus, la communauté camerounaise au Maroc attend une représentation active qui défende leurs intérêts, notamment en matière de visas et de mobilité. Le succès de cette mission dépendra de la capacité de Me Happi à transformer les engagements symboliques en actions concrètes.
En définitive, l’installation de Me Dieudonné Happi comme Consul honoraire du Maroc à Douala s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée. Si les deux nations parviennent à exploiter pleinement ce nouveau lien diplomatique, elles pourront non seulement stimuler leurs économies respectives, mais aussi affirmer un modèle de partenariat fondé sur la confiance, la transparence et le développement partagé.




