Le bilan humain des inondations et glissements de terrain qui touchent le Népal depuis la fin du mois d'août 2026 ne cesse de s'alourdir : au 30 août au soir, les autorités recensaient au moins 903 morts et 2 502 disparus, auxquels s'ajoutent 16 morts et 546 disparus côté tibétain, en Chine.
Parmi les personnes portées disparues figurent au moins 668 touristes étrangers, originaires de 34 pays — dont 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens et 51 Malaisiens. Le district de Rasuwa, l'un des plus touchés, a mobilisé l'armée népalaise pour des opérations d'évacuation, dont le sauvetage de 112 personnes.
La boue et les rochers ont englouti des villages entiers, détruisant maisons, ponts et routes. Les secours, ralentis par la destruction de nombreuses infrastructures et le risque de nouveaux glissements, s'appuient largement sur des hélicoptères pour atteindre les zones les plus isolées.
Loin du Népal, la diaspora se mobilise : à New York, des veillées et collectes de fonds ont réuni des communautés népalaises et africaines, unies par une expérience commune de la distance et de l'attente de nouvelles.
Cette catastrophe rappelle la vulnérabilité des régions himalayennes face aux événements climatiques extrêmes, dans un contexte de dérèglement qui intensifie la fréquence et la violence des moussons. Les infrastructures locales, déjà fragiles, peinent à absorber des précipitations de cette ampleur.
Pour les pays africains eux aussi exposés aux risques climatiques, la mobilisation transnationale observée autour du Népal illustre le rôle que peuvent jouer les diasporas dans la réponse aux catastrophes — un relais que plusieurs pays du continent cherchent aujourd'hui à structurer davantage.




