Félix Tshisekedi a annoncé, le 25 août 2026, le lancement d'un dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État en République démocratique du Congo. Le principe en avait été posé dès le 15 juillet, à l'issue d'une réunion avec les représentants des principales confessions religieuses.
Le processus débutera par des consultations dans les 26 provinces du pays — leur nombre officiel depuis le découpage territorial de 2015 — avant de se conclure par des assises nationales à Kinshasa. Il est limité à trois mois et associera majorité, opposition, société civile et confessions religieuses ; les acteurs qui continuent de combattre par les armes en seront exclus.
Un comité d'organisation doit être créé par ordonnance dans les prochains jours pour fixer le calendrier précis des forums provinciaux.
En choisissant de démarrer par les provinces plutôt que par un dialogue centralisé à Kinshasa, Tshisekedi cherche à ancrer le processus dans les réalités locales, loin des seuls jeux de pouvoir de la capitale.
Le pari reste risqué : les précédents dialogues nationaux congolais n'ont pas toujours débouché sur des résultats tangibles, et une partie de l'opposition comme des observateurs redoute une manœuvre destinée à gagner du temps plutôt qu'à résoudre les crises sécuritaires persistantes dans l'est du pays.
Pour l'Afrique centrale, l'issue de ce dialogue à trois mois servira, selon le cas, de modèle ou de contre-exemple sur la capacité des grands pays de la région à traiter leurs fractures internes par la concertation plutôt que par la seule réponse sécuritaire.




