LLV LE MAG
Cameroun·Actualité·5 juil. 2026, 08:25

Or camerounais : pourquoi la vente à l'étranger doit être interdite, selon Me Christian Ntimbane Bomo

L’avocat et homme politique Me Christian Ntimbane Bomo invoque l’exemple du Ghana pour réclamer que la SONAMINES devienne l’unique interlocuteur de l’or extrait au Cameroun, afin de transformer le métal précieux en une manne de devises et de financer les grands projets d’infrastructure.

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Illustration éditoriale pour Or camerounais : pourquoi la vente à l'étranger doit être interdite, selon Me Christian Ntimbane Bomo

Le 5 juillet 2026, le débat sur l’or camerounais refait surface dans les médias, porté par la tribune de Me Christian Ntimbane Bomo, avocat et figure politique. Il rappelle que le code minier et le décret créant la SONAMINES imposent déjà aux particuliers qui extraient de l’or l’obligation de le vendre à l’État, une règle qui, selon lui, doit être strictement appliquée.

« Beaucoup d’argent rentrera au Cameroun sous forme de devises. L’État prélèvera de grands impôts. Les caisses publiques seront renflouées. On pourra alors lancer les grands projets d’infrastructures, tripler les salaires », affirme Ntimbane Bomo. Il voit dans la vente contrôlée une source de revenus capable de combler les déficits budgétaires et de financer les routes, écoles et hôpitaux qui stagnent depuis des années.

Pour étayer son propos, il se tourne vers le Ghana, qui, il le rappelle, a traversé une grave crise économique il y a quelques années. En septembre 2022, la dette totale du Ghana avait atteint 55 milliards de dollars, soit plus de deux fois la dette actuelle du Cameroun, estimée à 15 000 milliards de FCFA. Cette situation a entraîné la dégradation de la note souveraine du pays, le privant d’accès aux financements internationaux.

Trois ans plus tard, le Ghana s’est redressé. Selon la tribune, les caisses publiques sont redevenues pleines, les grandes infrastructures ont été construites et les projets majeurs réalisés. Ntimbane Bomo en déduit que la gestion centralisée de l’or a joué un rôle crucial dans la reprise économique, même si le texte ne détaille pas les mécanismes exacts.

Le plaidoyer de l’avocat s’inscrit dans un contexte où les exportations informelles d’or représentent une part non négligeable du commerce minier. En l’absence de contrôle, le métal quitte le pays sans générer de recettes fiscales, privant le budget des ressources nécessaires à la modernisation des services publics. Il lance ainsi un appel à chaque Camerounais responsable : « VOICI POURQUOI CHAQUE CAMEROUNAIS RESPONSABLE DOIT EXIGER L’INTERDICTION ABSOLUE DE LA VENTE DE NOTRE OR À L’ÉTRANGER PAR DES PARTICULIERS ».

Si la SONAMINES devait devenir le seul canal de sortie, les autorités pourraient fixer des prix de référence, garantir la traçabilité du métal et imposer des taxes proportionnelles aux bénéfices. Cette approche permettrait de convertir l’or en devises, d’alimenter les réserves de change et de soutenir les programmes de développement social, selon les projections de Ntimbane Bomo.

Les enjeux sont donc doubles : d’une part, sécuriser les ressources naturelles contre les fuites illicites, d’autre part, transformer un gisement inexploité en levier de croissance. Le débat reste ouvert, mais la tribune de Me Christian Ntimbane Bomo a clairement placé la question de la vente de l’or au cœur de la stratégie économique du Cameroun, en s’inspirant d’un exemple africain qui, selon lui, montre la voie.

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