LLV LE MAG
Cameroun·Actualité·14 juil. 2026, 13:10

Sud-Cameroun : 400 km de routes annoncés pour désenclaver la région

Le Conseil régional du Sud, représenté par Mme Bisse Meba Cathy, a obtenu l’appui du ministre des Travaux publics pour lancer un programme de près de 400 km de routes visant à relier les zones isolées du Sud‑Cameroun.

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Illustration éditoriale pour Sud-Cameroun : 400 km de routes annoncés pour désenclaver la région

Le 14 juillet 2026, le gouvernement camerounais a confirmé un projet ambitieux : la création d’environ 400 kilomètres de routes d’intérêt régional dans le Sud, afin de mettre fin à l’isolement qui freine le développement local depuis des décennies.

Le Sud‑Cameroun, riche de ses ressources naturelles et de sa diversité culturelle, souffre pourtant d’un réseau routier fragmenté. Les villages éloignés peinent à accéder aux marchés, aux services de santé et aux établissements scolaires, ce qui alimente la pauvreté et accentue les flux migratoires vers les grandes villes.

Lors d’une audience tenue le même jour, une délégation conduite par Mme Bisse Meba Cathy, Vice‑Présidente du Conseil régional du Sud, a été reçue par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Au cœur des échanges, le programme de désenclavement a été présenté, mettant en avant la nécessité d’études préalables pour garantir la viabilité technique et financière du chantier.

La délégation a salué les investissements déjà consentis par le gouvernement, notamment l’avancement de la route Ebolowa–Akom II–Kribi et la réhabilitation de la voie Ebolowa–Ambam. Ces deux axes, en cours de finalisation, illustrent la volonté d’améliorer la desserte du territoire et offrent un premier souffle d’espoir aux populations locales.

Le plan de désenclavement prévoit la construction de près de 400 km de routes classées « d’intérêt régional ». Le ministre Nganou Djoumessi a réaffirmé la disponibilité de son ministère à accompagner la région dans la réalisation des études préalables, étape indispensable pour mobiliser les financements nécessaires et sécuriser la mise en œuvre du projet.

Concrètement, ces nouvelles voies devraient réduire les temps de trajet de plusieurs heures, faciliter le transport des produits agricoles vers les ports de Kribi et de Douala, et ouvrir l’accès aux soins pour les habitants des zones rurales. Une meilleure connectivité pourrait également stimuler le tourisme, en rendant les sites naturels du Sud plus accessibles aux visiteurs nationaux et internationaux.

Toutefois, le succès du programme dépendra de la capacité du gouvernement à débloquer les fonds, à assurer la transparence des appels d’offres et à garantir la qualité des travaux. Les défis techniques, notamment le relief accidenté et les conditions climatiques, exigent une expertise pointue et une supervision rigoureuse pour éviter les retards et les surcoûts.

Les observateurs locaux attendent avec impatience les premiers résultats des études de faisabilité, qui détermineront les tracés définitifs et les priorités d’intervention. Un suivi régulier, impliquant les autorités locales, les partenaires techniques et les communautés, sera essentiel pour transformer ces promesses en réalisations tangibles.

Si le projet se concrétise, le Sud‑Cameroun pourrait devenir un modèle de relance infrastructurelle en Afrique francophone, démontrant que des investissements ciblés, soutenus par une volonté politique forte, sont capables de rompre le cercle de l’exclusion et de stimuler une croissance inclusive.

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