Le 21 juin 2026, le Centre Culturel Camerounais de Yaoundé a vibré au rythme d’une cérémonie émouvante : l’International AIDS Candlelight Memorial. Cette journée, marquée par la lueur des bougies, a rassemblé les acteurs de la lutte contre le VIH/Sida, rappelant que chaque flamme porte le souvenir d’une vie brisée et l’espoir d’un avenir meilleur.
Organisée par le Groupe Technique Régional de Lutte contre le VIH/Sida du Centre et le CCAF+, l’événement a bénéficié du soutien d’institutions publiques et privées. Des représentants du ministère de la Santé, des ONG locales, des associations de patients et des médias ont partagé le même espace, témoignant d’une volonté collective de ne pas laisser le silence couvrir la mémoire des victimes.
Le symbole de la bougie, choisi depuis plusieurs années, revêt une portée profonde. Il incarne la lumière qui perce l’obscurité du stigmate, rappelle les pertes humaines et souligne la nécessité d’une action continue. En allumant leurs chandelles, les participants ont affirmé que le combat contre le VIH/Sida ne s’arrête pas à la commémoration, mais se poursuit dans chaque programme de prévention et de prise en charge.
La riposte nationale, rappelée à plusieurs reprises lors de la cérémonie, s’appuie sur un cadre stratégique qui vise à renforcer le dépistage, à élargir l’accès aux traitements antirétroviraux et à soutenir les personnes vivant avec le VIH. Les autorités présentes ont souligné que les progrès réalisés depuis le début du siècle doivent être consolidés, notamment dans les zones rurales où l’accès aux services de santé reste limité.
Malgré les avancées, le Cameroun fait face à des défis persistants : le taux de nouvelles infections, la stigmatisation sociale et le manque de ressources humaines qualifiées. Les acteurs de terrain insistent sur l’importance d’une formation continue des agents de santé et d’une mobilisation communautaire afin d’assurer que chaque individu puisse bénéficier d’un dépistage gratuit et d’un suivi médical adéquat.
Le rôle du CCAF+ et du Groupe Technique Régional s’avère crucial. En coordonnant les actions des associations, en mobilisant les financements et en assurant la diffusion d’informations fiables, ces structures créent un pont entre les politiques publiques et les réalités du terrain. Leur présence à la commémoration renforce la légitimité d’une approche intégrée, où la communauté porte la responsabilité de son propre bien‑être.
En regardant vers l’avenir, la cérémonie a conclu sur un appel à la continuité : renforcer les programmes de prévention, soutenir les initiatives de recherche locale et garantir que chaque bougie allumée en 2026 devienne le symbole d’une génération qui ne répète pas les erreurs du passé. Le Cameroun, en s’appuyant sur la solidarité affichée à Yaoundé, se donne les moyens de transformer la mémoire en action concrète.




