Ce jeudi 3 juillet 2026, Yaoundé a été le théâtre d’une rencontre décisive : les autorités camerounaises et leurs partenaires au développement se sont réunis pour débattre de la mobilisation de financements destinés à la protection sociale des réfugiés et des populations vulnérables. L’enjeu, clairement affiché, est de consolider les dispositifs nationaux d’assistance dans un contexte où le Cameroun continue d’accueillir des flux migratoires importants.
La séance a été présidée par la ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguéné, qui a rappelé la responsabilité du gouvernement de garantir un filet de sécurité aux personnes déplacées. Autour d’elle, des représentants d’organisations internationales, de bailleurs de fonds et d’ONG locales ont présenté leurs attentes et leurs propositions, soulignant la nécessité d’une coordination accrue.
Le contexte humanitaire du pays impose une réflexion profonde. Selon les données officielles, le Cameroun héberge plusieurs dizaines de milliers de réfugiés, majoritairement originaires du voisinage. Leur présence crée une pression supplémentaire sur les services de santé, d’éducation et d’alimentation, déjà sous tension dans plusieurs régions du pays. La réunion a donc cherché à répondre à ces défis en identifiant des sources de financement pérennes.
Parmi les pistes évoquées, les participants ont mis en avant la création d’un fonds commun dédié à la protection sociale, alimenté par des contributions bilatérales et multilatérales. Des projets pilotes, notamment dans les zones d’accueil, pourraient servir de laboratoire pour tester des modèles de transfert monétaire direct ou de subventions ciblées aux familles les plus exposées.
La ministre Nguéné a insisté sur le fait que chaque mécanisme doit s’inscrire dans la stratégie nationale de développement humain. « Nous ne pouvons pas laisser les réfugiés et les populations vulnérables en marge de nos politiques publiques », a-t-elle déclaré, rappelant que l’inclusion sociale est un facteur clé de stabilité et de cohésion nationale.
Pour les Camerounais, le résultat de ces discussions se traduira rapidement par un meilleur accès aux soins de santé, à l’éducation des enfants déplacés et à des programmes de formation professionnelle. Une assistance renforcée permettrait également de réduire les risques de marginalisation et de prévenir les tensions sociales dans les communautés d’accueil.
Les conclusions de la réunion seront formalisées dans un plan d’action qui sera présenté aux partenaires dès les prochaines semaines. Le gouvernement s’engage à suivre de près la mise en œuvre des projets retenus, tout en appelant la communauté internationale à soutenir financièrement ces initiatives. Dans un pays où la résilience sociale est un pilier de la croissance, cette mobilisation représente une étape cruciale pour garantir la dignité et l’avenir des plus fragiles.




