LLV LE MAG
Afrique·Actualité·11 juil. 2026, 06:01

Yaoundé : plus d’une centaine mobilisées pour dire stop aux violences faites aux femmes

Le 10 juillet 2026, une caravane colorée a envahi le quartier Odza à Yaoundé, rassemblant parlementaires, autorités locales et jeunes femmes pour lancer une campagne contre les violences basées sur le genre.

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Illustration éditoriale pour Yaoundé : plus d’une centaine mobilisées pour dire stop aux violences faites aux femmes

Ce vendredi 10 juillet, le cœur de la capitale camerounaise battait au rythme d’une fanfare qui annonçait une marche inédite : plus d’une centaine de personnes s’étaient rassemblées dans le quartier Odza pour lancer une campagne nationale contre les violences faites aux femmes.

Sous les drapeaux multicolores, des femmes et des jeunes filles défilèrent, brandissant des bouquets appelés « fleurs de la paix », symbole d’espoir et de résilience. La procession, organisée par des associations locales, a transformé les rues en une véritable galerie d’émotions, où chaque pas résonnait comme un appel à la justice.

Parmi les participants, on comptait des parlementaires, des représentants des administrations municipales et universitaires, ainsi que des autorités administratives. Cette diversité témoigne de la prise de conscience croissante des différents acteurs de la société camerounaise face à un fléau qui touche toutes les couches sociales.

Les « fleurs de la paix » portées par les manifestantes ne sont pas de simples décorations ; elles incarnent la volonté collective de mettre fin à une spirale de violence qui, selon les témoignages recueillis, persiste dans de nombreuses communautés. Chaque bouquet, délicat mais déterminé, symbolise la fragilité des victimes et la force du mouvement qui les soutient.

« En voyage quelque part, on entend qu’il y a eu, si ce n’est un cas de violence, c’est un cas de bastonnade… Quand est‑ce que ça s’arrête ? Cette marche est pour qu’on dise vraiment stop. Il faut que l’État frappe fort », a déclaré Yvette Mbezoa Medjongo, conseillère municipale, rappelant l’urgence d’une réponse gouvernementale vigoureuse.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte où les récits de violences domestiques et publiques se multiplient, souvent sans que les victimes trouvent justice. Le rassemblement d’aujourd’hui montre que la société civile ne restera plus silencieuse et que la pression exercée sur les institutions doit se transformer en mesures concrètes : protection juridique renforcée, centres d’accueil spécialisés et campagnes de sensibilisation permanentes.

Alors que la caravane s’est dissipée dans les rues de Yaoundé, le message reste clair : la lutte contre les violences faites aux femmes ne peut plus être reléguée aux marges. Les autorités sont appelées à agir rapidement, tandis que les citoyens sont invités à soutenir les initiatives locales, afin que chaque femme puisse vivre sans crainte.

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