Plus de 1,2 million de Tunisiens vivent aujourd'hui hors du pays. The Dot, premier hub d'innovation digitale tunisien lancé en 2020 avec le soutien du ministère des Technologies de la Communication, d'Expertise France et de la GIZ, a décidé d'en faire une ressource plutôt qu'un exode à regretter.
Son nouveau programme, Dot Landing, cible spécifiquement les entrepreneurs tunisiens de la diaspora déjà engagés dans un projet — pas de simples porteurs d'idées, mais des créateurs avec un MVP, des premiers clients ou déjà un chiffre d'affaires. TIC, intelligence artificielle, green tech, santé, agriculture durable, énergies renouvelables : les secteurs visés couvrent large, à l'image d'un écosystème tunisien déjà structuré autour d'un Startup Act pionnier en Afrique.
Le parcours proposé ne se limite pas à un chèque : onboarding, diagnostic personnalisé, immersion dans l'écosystème local, puis quatre mois de coaching structuré autour de six modules — business model, financement, cadre légal, marketing et export, management, écosystème. Chaque projet bénéficie d'un coach résident dédié, avant un Demo Day final devant investisseurs et médias. Les candidatures doivent être déposées en ligne avant le 30 septembre 2026.
Le programme, porté par Expertise France via les projets WATANI et MEET Africa (financés par l'AFD) et par le programme EDMEJ de la GIZ, vise entre 30 et 45 entrepreneurs accompagnés sur trois cohortes d'ici 2028 — un objectif modeste en apparence, mais qui mise sur la qualité du suivi plutôt que sur le volume.
Pour des pays comme le Cameroun, où la diaspora reste largement mobilisée par des transferts financiers plutôt que par des retours entrepreneuriaux structurés, l'expérience tunisienne trace une alternative : accompagner un retour au pays plutôt que de se contenter d'espérer un virement supplémentaire chaque mois.




