L'Algérie et le Kenya ont renforcé, à la faveur d'une rencontre officielle en août 2024, leur coopération dans des domaines stratégiques de santé : oncologie, médecine nucléaire et intelligence artificielle appliquée au médical. L'ambassadeur du Kenya en Algérie avait alors exprimé l'intérêt de son pays pour une collaboration accrue, notamment dans le traitement du cancer.
Cette coopération s'inscrit dans un contexte où le Kenya, hub technologique du continent, a par ailleurs signé un accord de 3,5 milliards de dollars avec les États-Unis pour renforcer son système de santé — et où l'Algérie mise sur ses infrastructures médicales avancées pour peser dans les partenariats régionaux.
Pour le Cameroun, qui dispose déjà d'une expertise en oncologie avec des centres comme l'Hôpital général de Yaoundé, ce type d'alliance bilatérale trace une voie possible : mutualiser expertises et infrastructures plutôt que de chercher à tout développer seul, dans un secteur — la médecine nucléaire notamment — où les coûts d'entrée restent dissuasifs pour un pays isolé.




