Longtemps perçue comme un marché de niche dominé par des acteurs étrangers, l'aviation d'affaires africaine change d'échelle : les mouvements de jets privés sur le continent ont progressé d'environ 12,4 % en 2025, selon les données du secteur.
Cette croissance est portée par une demande accrue des entreprises et des investisseurs, dans un contexte de croissance économique et d'urbanisation rapide, et par l'émergence de hubs régionaux — en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya notamment — qui réduisent la dépendance du continent aux infrastructures étrangères.
L'enjeu dépasse le confort d'une élite économique : historiquement tributaire de compagnies étrangères, l'aviation d'affaires africaine pourrait, à terme, développer ses propres flottes et infrastructures, avec des effets d'entraînement sur le tourisme et les échanges commerciaux intra-africains.
Les obstacles restent réels — coûts élevés du kérosène, infrastructures aéroportuaires encore à moderniser dans plusieurs pays — mais la dynamique de 2025 montre un continent en position de capter, et pas seulement de subir, la croissance de ce secteur.




