De retour aux commandes des Éléphants onze ans après son premier passage (2014-2015), Hervé Renard a de quoi savourer son come-back : nommé le 4 août 2026 en remplacement d'Emerse Faé — parti au terme de son contrat fin juillet, après avoir mené la Côte d'Ivoire à la CAN 2023 puis à un historique huitième de finale de Coupe du monde 2026 —, il affrontera son tout premier adversaire dès octobre, à Abidjan face au Cameroun.
Pour ce technicien qui a déjà remporté deux CAN dans sa carrière (Zambie 2012, Côte d'Ivoire 2015) et dirigé le Maroc, l'Arabie saoudite ou encore les Bleues, ce retour aux sources ressemble moins à un pari qu'à un rappel : la fédération ivoirienne mise sur l'expérience plutôt que sur l'inconnu pour préparer les qualifications à la CAN 2027.
Le calendrier international vient d'ailleurs de se resserrer d'un cran ailleurs sur le continent : Bubista, sélectionneur du Cap-Vert depuis janvier 2020 et artisan de la première qualification de son pays en huitièmes de finale d'une Coupe du monde (éliminé par l'Argentine), a démissionné pour rejoindre le club marocain du RS Berkane, vice-champion du Maroc la saison passée, pour un contrat de deux ans.
Pour le Cameroun, ce match amical arrive à un moment charnière : éliminés en Coupe du monde 2026, les Lions Indomptables doivent profiter de cette confrontation pour tester de nouvelles combinaisons et intégrer des talents émergents, face à un adversaire dont l'expérience du nouveau sélectionneur ne laissera rien au hasard.
Au-delà du seul résultat, ce choc entre deux des sélections les plus titrées du continent servira de premier vrai test pour Renard version 2026 — et de baromètre pour un Cameroun en reconstruction qui n'a plus le luxe de perdre du temps avant les prochaines échéances continentales.




