Quatre joueuses sur onze : jamais une sélection n'avait autant dominé l'équipe-type d'une CAN féminine que le Cameroun cette année. Publiée le 20 août 2026, quatre jours après la finale, la sélection de la CAF confirme l'ampleur du sacre camerounais à Rabat.
Michaely Bihina en gardienne, Myriam Nyadjou en défense centrale, Monique Ngock au milieu et Marie Ngah Manga en attaque : les Lionnes truffent un onze où l'Algérie et le Maroc ne placent chacun que deux représentantes. Bihina, élue meilleure gardienne du tournoi, et Ngock, meilleure joueuse de la compétition, complètent un doublé de récompenses individuelles rare pour une même sélection.
Ngah Manga, elle, a inscrit cinq buts sur l'ensemble du tournoi, dont un doublé en finale — un total qui la place parmi les meilleures réalisatrices de la compétition, même si le titre officiel de meilleure buteuse est revenu à la Malawite Temwa Chawinga. La sélectionneuse camerounaise Valentine Nguele a par ailleurs été désignée entraîneure de cette équipe-type, complétant la razzia camerounaise sur les récompenses individuelles.
Cette CAN élargie à 16 équipes pour la première fois de son histoire a aussi permis à des sélections comme le Malawi (finaliste) ou l'Algérie (troisième) de confirmer une montée en puissance du football féminin maghrébin et austral. Quatre équipes africaines — Cameroun, Malawi, Algérie et Maroc — ont ainsi validé leur ticket pour la Coupe du monde féminine 2027.
Reste à savoir si cette génération dorée camerounaise saura transformer cette razzia individuelle en résultats collectifs durables, notamment lors du Mondial 2027, où l'Afrique cherchera enfin à peser face aux nations européennes et américaines.




