Théo Le Vigoureux change de son. Depuis dix ans, le Normand s’est imposé sous le nom de Fakear comme une figure de l’électro française planante, des scènes comme Pleyel jusqu’aux festivals internationaux.
Avec « A Nice Place to Be », à paraître le 4 septembre 2026, il tourne le dos à cette signature pour un geste plus brut, plus dansant, revendiqué comme intime. Les références ne sont plus « world » mais britanniques et actuelles : Fred again.., Four Tet, Bonobo, Sammy Virji.
Le disque prolonge une discographie déjà dense — « All Glows » (2018), « Everything Will Grow Again » (2020), « Talisman » (2023), « Hypertalisman » (2024) — et s’accompagne d’une mixtape, « open world », inspirée de l’univers du jeu vidéo.
La démarche colle à une tendance de fond : une génération de producteurs électro fait de la piste de danse un espace pour des émotions complexes, sans renoncer au groove. Fakear cherche cet équilibre entre exutoire et fête.
Sur la scène électro camerounaise et africaine, où les hybridations entre machines et matières traditionnelles se multiplient, ce type de virage — changer de son sans renier son parcours — reste un repère suivi de près par une génération d’artistes en quête de leur propre équilibre.
Avec cet album, Fakear ne prolonge pas sa décennie planante : il en ouvre une autre, plus dansante et plus personnelle, dont la tournée française annoncée dans la foulée dira si le pari tient sur scène.




