Sept ans après son arrivée de Paradou AC, Hicham Boudaoui s'apprête à tourner la page niçoise. À une semaine de la clôture du mercato européen, l'international algérien est entré en négociations avancées avec Al-Ittihad, décrites comme « très avancées » par L'Équipe et Foot Mercato.
Le chiffre résume l'ampleur de son passage sur la Côte d'Azur : 207 apparitions, 14 buts et 12 passes décisives depuis 2020, pour une valeur marchande estimée à 11,4 millions d'euros. Son contrat avec l'OGC Nice court jusqu'au 30 juin 2027, mais les deux parties semblent s'être accordées sur l'idée d'un cycle arrivé à son terme — Boudaoui n'a d'ailleurs plus été convoqué pour le dernier match de championnat face à Lorient.
Sur cette saison 2025-2026, son bilan reste modeste : 32 matchs, 1 but, 2 passes décisives. Un rendement en retrait qui n'empêche pas Al-Ittihad de miser sur son expérience de la Ligue 1 et sa polyvalence au milieu de terrain.
Son départ s'inscrit dans un mouvement plus large : après Houssem Aouar, coéquipier en sélection, un nouveau cadre algérien choisit l'Arabie saoudite plutôt qu'un maintien en Europe. Pour la Fédération algérienne, qui traverse déjà une zone de turbulences avec la recherche d'un sélectionneur, cette vague de départs pose une question de fond sur l'équilibre entre exposition sportive et confort financier.
Pour le football camerounais, confronté aux mêmes sirènes du Golfe pour ses propres talents, le cas Boudaoui vaut leçon : un joueur formé et révélé en Europe n'y reste pas par sentiment, mais tant que le rapport entre temps de jeu et rémunération lui paraît favorable. Dès que l'équation s'inverse, le Golfe n'a plus grand-chose à envier à la Ligue 1.




