Le continent africain compte désormais 207 startups actives dans l'intelligence artificielle, réparties dans 17 pays — un nombre qui a doublé en trois ans, selon le rapport TechCabal Insights publié en avril 2026.
Trois pays concentrent l'essentiel de cette dynamique : le Nigeria (50 startups), l'Afrique du Sud (49) et le Kenya (31) représentent à eux seuls 63 % de l'ensemble des jeunes pousses IA du continent.
D'autres écosystèmes progressent plus discrètement mais rapidement : l'Égypte est passée de 3 à 11 startups depuis 2022, le Ghana en compte désormais 13, et la Tunisie 11 — des trajectoires qui dessinent une carte de l'innovation IA africaine moins concentrée qu'il y a quelques années.
Cette progression rejoint un classement publié en décembre 2025 par The Observer, qui plaçait l'Égypte, l'Afrique du Sud et le Ghana parmi les pays africains les mieux positionnés dans la course mondiale à l'intelligence artificielle.
L'enjeu économique dépasse le seul secteur technologique : le marché africain de l'intelligence artificielle pourrait générer jusqu'à 1 000 milliards de dollars d'ici 2035, selon les projections les plus optimistes évoquées par les acteurs du secteur.
Pour les écosystèmes encore émergents, comme celui du Cameroun, ces chiffres tracent une trajectoire à suivre : la concentration actuelle autour de trois pôles anglophones n'est pas figée, comme le montrent les progressions récentes de l'Égypte, du Ghana ou de la Tunisie.




