Menés 3-0 à l'aller, éliminés sur le papier : le LASK Linz n'avait, en théorie, plus rien à jouer face au Celtic Glasgow. Le club autrichien a pourtant renversé la table dans une soirée que personne n'avait vue venir, s'imposant 5-1 après prolongations pour décrocher sa toute première qualification en phase de groupes de Ligue des Champions.
Le scénario a d'abord suivi le script du favori : Callum McGregor ouvre le score dès la 21e minute pour le Celtic, quadruple champion d'Écosse et grand favori de cette double confrontation. Puis tout bascule. Usor égalise à la 32e, Ljubičić fait le break juste avant la pause, Adeniran double la mise à la 58e, Flecker enfonce le clou à la 90e — avant qu'Adeniran, encore lui, ne signe le cinquième but à la 109e minute de prolongation, quelques instants après un penalty du Celtic sauvé par le gardien Sinisalo.
Sous la direction de Thomas Sageder, considéré comme l'un des entraîneurs les plus prometteurs d'Autriche, le LASK a inscrit cinq buts en cent vingt minutes pour effacer un déficit qui semblait irrattrapable. Une performance qui restera dans les annales du club, quand bien même le nom de Linz reste largement méconnu du grand public européen.
Pour le Celtic, cette élimination a un goût amer : le club écossais, qui avait pourtant recruté massivement cet été — jusqu'à l'arrivée de Kasper Schmeichel — se retrouve relégué en Ligue Europa dès le mois d'août.
L'épisode rappelle une évidence trop souvent oubliée dans le football moderne : un déficit de trois buts n'a jamais suffi, en cent vingt minutes, à garantir une qualification. Il faudra désormais compter avec Linz — au moins jusqu'à la prochaine désillusion continentale.




