Le 10 octobre 2002, après huit années de procédure devant la Cour internationale de justice, les juges de La Haye tranchent en faveur du Cameroun : la souveraineté sur la presqu'île de Bakassi, longtemps disputée avec le Nigeria, lui revient. Ils s'appuient sur un accord anglo-allemand signé en 1913, à l'époque où les deux territoires étaient sous administration coloniale.
Le verdict ne se traduit pas immédiatement sur le terrain. Il faut attendre l'accord de Greentree, signé en juin 2006 sous l'égide des Nations unies, pour organiser un retrait progressif des troupes nigérianes. Deux ans plus tard, le 14 août 2008, le Nigeria achève le transfert : armée, police et administration quittent Bakassi, mettant fin à un contentieux frontalier vieux de plusieurs décennies.
Le dossier est aujourd'hui régulièrement cité comme un cas d'école de résolution pacifique d'un différend territorial par la voie judiciaire plutôt que par les armes.
Sources : Cour internationale de justice, Nations unies, ACCORD (revue africaine de résolution des conflits).




