Cent sélections, trente-deux buts, une Ligue des Champions gagnée avec Manchester City : le palmarès de Riyad Mahrez n'a plus rien à prouver. Ce qui reste en suspens, à 35 ans, c'est l'adresse de son prochain contrat — et trois clubs du Golfe se disputent la réponse.
Libre depuis début juillet 2026, après une résiliation à l'amiable de son contrat avec Al-Ahli, l'ailier algérien navigue entre deux mondes qui se courtisent mutuellement. En Arabie saoudite, Al-Shabab et Al-Ettifaq lui proposeraient chacun 10 millions d'euros annuels. Aux Émirats arabes unis, Al-Wasl mise sur une offre différente : un contrat fixe de deux ans, extensible d'une année, à 7,5 millions d'euros plus des bonus pouvant grimper à 1 million.
Le nerf de la guerre pourrait bien se situer ailleurs que dans les chiffres. Les enveloppes du programme saoudien destiné à attirer les stars étrangères seraient proches de la saturation, compliquant la capacité des clubs du royaume à boucler l'opération dans l'immédiat — un détail qui pourrait rebattre les cartes en faveur d'Al-Wasl.
Sportivement, l'enjeu dépasse le seul salaire. Mahrez a déjà remporté la Ligue des Champions d'Asie avec Al-Ahli en 2025 ; rester en Arabie saoudite lui offrirait une nouvelle chance d'y briller, quand Dubaï représenterait davantage un choix de stabilité contractuelle sur la fin de carrière.
Une chose est sûre : le prochain point de chute de Mahrez en dira long sur ce qui pèse le plus, aujourd'hui, dans la tête d'un international algérien de 35 ans — l'argent immédiat, la compétition, ou la garantie d'un contrat qui ne dépendra pas du bon vouloir d'un programme de subventions publiques.




