Alioum Sidi ne s’est pas laissé désigner sans réagir. Le 3 septembre 2026, l’ancien arbitre international a publiquement rejeté « fermement » les accusations portées la veille par Samuel Eto’o, et réclamé des preuves.
Tout part d’une cérémonie à Yaoundé, le 2 septembre : la sortie de la deuxième promotion des écoles d’arbitrage du Cameroun, plus de 250 diplômés, baptisée « Promotion Samuel Eto’o ». Devant les jeunes officiels, le président de la Fecafoot a mis en garde contre des « fréquentations toxiques » et accusé « un ancien arbitre, militaire de profession » d’avoir joué « un mauvais rôle » contre les sélections camerounaises, citant la CAN féminine 2026 et un Cameroun-Afrique du Sud — sans jamais le nommer.
Alioum Sidi s’est reconnu de lui-même. Il affirme que les propos d’Eto’o portent atteinte à son honneur, à son intégrité professionnelle et à son patriotisme, et revendique vingt ans de carrière, six Coupes du monde et neuf CAN au sifflet.
Le différend s’inscrit dans un contentieux plus ancien. Alioum Sidi est en conflit ouvert avec la Fecafoot depuis son éviction de l’Assemblée générale de la fédération, un dossier toujours pendant devant le Tribunal arbitral du sport.
En ne nommant pas sa cible, Eto’o s’épargne une plainte en diffamation tout en envoyant un avertissement à peine voilé aux arbitres en exercice, sommés de choisir leur camp — une méthode qui transforme une cérémonie de promotion en polémique publique.
La formation de 250 officiels devait servir de vitrine à l’approche d’échéances continentales pour le Cameroun. Elle se retrouve à présent éclipsée par une querelle qui, désormais, se jouera aussi devant le TAS.




