L’art contemporain africain et diasporique connaît un essor sans précédent, porté par des figures comme Sonia Recasens, qui en réinventent les narratives. En tant que directrice de l’AICA International (Association Internationale des Critiques d’Art), elle occupe une position clé pour promouvoir des artistes souvent marginalisés sur la scène internationale.
Son parcours, marqué par une double culture franco-marocaine, reflète les enjeux d’une diaspora africaine en Europe qui cherche à concilier héritage et modernité. Ses expositions, comme celle évoquée au Palais de Tokyo, illustrent cette volonté de tisser des ponts entre les continents et les disciplines.
Sonia Recasens est historienne de l’art, critique d’art et commissaire d’exposition indépendante. Elle est directrice de l’AICA International depuis 2024, une organisation dédiée à la promotion de la critique d’art. Son enfance au Maroc influence profondément sa pratique curatoriale, notamment dans son approche des liens entre art et artisanat. Elle a récemment invité 17 artistes à explorer les intersections entre art contemporain et traditions artisanales dans une exposition remarquée. Son travail met en avant des artistes africains et diasporiques, contribuant à une relecture des canons de l’art contemporain.
Le parcours de Sonia Recasens incarne une tendance majeure de l'art contemporain : la décentralisation des récits dominants, en plaçant l'Afrique et sa diaspora au cœur de ses projets curatoriaux mêlant art et artisanat.
Pour le Cameroun et l'Afrique francophone, son travail à la tête de l'AICA International ouvre des espaces d'expression pour des artistes locaux encore sous-représentés sur les marchés de l'art internationaux.




